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lundi 28 août 2017

La mémoire de l'eau

On se souvient de la polémique qu'avait créée il y une quinzaine d'années l'hypothèse de la mémoire de l'eau, défendue par Jacques Benveniste. Dans un entretien accordé à Inexploré, le prix Nobel Luc Montagnier explique comment il a confirmé et affiné ces résultats.



Par Virginie Gomez.

Telle une bande magnétique, l'eau encode des informations sur la substance qu elle a contenue. Une fois dilué, le liquide apparaît pur, on n'y trouve plus trace de la molécule présente avant la dilution. Pourtant, en décryptant l'information présente dans ses nanostructures, on retrouve cette molécule. L'eau a donc une mémoire. Il y a une quinzaine d'années, cette découverte a valu à Jacques Benveniste une excommunication pure et simple de la communauté scientifique. Décrédibilisé par la revue Nature, accusé d'être à la solde des laboratoires d'homéopathie, l'immunologiste a tenté en vain de faire reconnaître la validité de ses travaux. Il est mort d'un problème cardiaque en 2004, sans y être parvenu.

Quelques années après sa mort, le biologiste Luc Montagnier, prix Nobel en 2008 pour sa codécouverte du virus du sida, a repris les travaux de Benveniste qu'il estime avoir été victime de « terrorisme intellectuel ». La précision des résultats obtenus s'explique par une différence de taille : Montagnier mène ses expériences à partir de haute dilution d'ADN, ce qui n'était pas le cas de Benveniste. « Si la mémoire de l'eau est correcte, elle doit refléter la séquence de l'ADN présent initialement ; il n'y a pas alors de discussion possible. Et c'est ce qu'on a trouvé. »



La première découverte concerne la capacité de l'eau à conserver avec une relative stabilité des informations sur la substance qu elle a contenue. Schématiquement, l'expérience est la suivante : on informe de l'eau avec de l'ADN de virus — cela signifie que le signal électromagnétique émis par l'ADN modifie la structure de l'eau ; ce signal est porteur d'informations précises sur l'ADN qui s'inscrivent dans l'eau, en quelque sorte. La solution est ensuite diluée jusqu'à ce que toute trace de l'ADN ait disparu ; puis à partir de cette eau informée, et en utilisant un procédé appelé PCR (Polymerase Chain Reaction) — avec une enzyme capable de lire la structure de l'eau — on recrée la séquence d'ADN. « Quand on nous dit qu'il n'y a plus de molécules dans nos dilutions, nous répondons que nous avons les molécules d'eau qui sont structurées et qui reflètent la molécule présente au départ», explique Luc Montagnier. La deuxième découverte concerne la transmission de l'information dans l'eau, sans contact physique entre les liquides : prenez deux tubes à essai, l'un contenant une dilution d'ADN de virus, l'autre de l'eau pure, et puisez autour d'eux un champ magnétique de basse fréquence 7 Hz. L'information sur l'ADN va « passer » d'un tube à l'autre, de sorte que vous allez pouvoir à partir du tube d'eau pure, par le même procédé PCR, recréer une séquence d'ADN identique à 100 % à celle qui a informé la haute dilution. « La deuxième phase des expériences de Benveniste concernait la transmission à distance ; je n'en étais pas très convaincu, mais j'ai retrouvé le même phénomène : il faut s'incliner devant les faits. »

Dans les dernières recherches menées par Luc Montagnier, qui n'ont pas encore été publiées, la transmission de l'information a été faite sur grande distance. Des signaux enregistrés à partir d'une haute dilution à Paris ont été envoyés par Internet dans des laboratoires aux Etats-Unis, en Italie et en Allemagne. La séquence d'ADN a été reproduite à partir de l'enregistrement des signaux. « On envoie l'enregistrement numérisé à distance comme s'il s'agissait de celui d'une pièce musicale. On utilise d'ailleurs des fichiers spécialisés pour la musique. Une fois qu'ils ont été réceptionnés, l'ordinateur «joue » le fichier et envoie les signaux électriques amplifiés dans une bobine de fil de cuivre qui entoure un tube d'eau : le courant crée ainsi un champ magnétique modulé. C'est finalement ce champ magnétique qui va créer la structure de l'eau. Puis on effectue la réaction PCR sur l'eau avec tous les ingrédients pour la synthèse d'ADN et on reconstitue ainsi la séquence d'ADN à distance. C'est assez fantastique. Nos collègues des laboratoires receveurs sont enthousiastes. »

Les résultats ont beau être reproductibles, ils en ont sur pris plus d'un. Selon Luc Montagnier, ils lui ont même valu une campagne de dénigrement en règle menée par d'anciens prix Nobel, qui l'a empêché de financer son nouvel Institut à l'université Jiao-tong de Shanghaï : « La fortune scientifique sourit aux esprits préparés, disait Pasteur. Je suis un esprit préparé mais ce n'est pas encore le cas de beaucoup d'autres pour qui il est difficile de concevoir la nouvelle réalité : il faut admettre que l'eau est capable de se structurer, que ses structures sont stables, qu'elles reflètent la structure chimique précise de la molécule de départ et qu'il y a une transmission chimique précise par des ondes électro magnétiques. »

Ces découvertes contredisent un dogme en biologie : la nécessité d'un contact physique entre les atomes des structures biologiques pour que les informations soient transmises. « Bien sûr, nous n'allons pas nier que beaucoup de transmissions de signaux se font de cette façon ; mais les approches de reconnaissance peuvent se faire également sans contact : les molécules de la vie peuvent communiquer à distance par des ondes. » Pour le biologiste, nous sommes à l'aube d'une révolution.

Ces résultats ont été publiés en 2009 dans une nouvelle revue éditée en Chine, Interdisciplinary Science. En tant que chef du bureau editorial, Luc Montagnier avait proposé un premier article pour son lancement, qui est finalement paru dans le deuxième numéro. Un second article davantage s axé sur le sida est paru dans la même revue. Un troisième article a été publié en 2011 dans le Journal of Physics.

Source : le magazine de l'INREES numéro 16.


Retrouvez le livre de Jacques Benveniste "Ma vérité sur la mémoire de l'eau" dans la bibliothèque d'ATEES...

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